Affiliée étudiante
Naïla Gravel-Baazaoui est attirée par les histoires qui vivent dans les marges, y compris les siennes. Québécoise d’origine tunisienne, son parcours l’a sensibilisée aux complexités de la diaspora et aux récits qui échappent aux archives officielles ou en sont délibérément effacés. Diplômée en science politique de l’Université de Montréal, ses recherches se sont concentrées sur la déconstruction des discours orientalistes autour du genre et de la sexualité au Maghreb-Machrek. Depuis 2022, elle siège au comité de rédaction de la revue Saha, où elle travaille avec des auteurs, traducteurs et créateurs pour faire circuler les voix du Maghreb-Machrek dans les espaces académiques et au-delà. En tant que chercheuse pour des balados communautaires à Montréal, elle documente les histoires des femmes racisées, convaincue que ralentir le temps permet de saisir ce que les formats médiatiques conventionnels ne peuvent pas capturer. Elle se tourne maintenant vers le documentaire, cherchant à créer des œuvres où les silences, les gestes et les moments suspendus peuvent raconter ce que les mots seuls peinent à transmettre. Son travail s’inscrit dans une démarche féministe décoloniale qui privilégie l’écoute et la collaboration avec les communautés dont elle cherche à amplifier les voix.



