Affiliée étudiante

Sonia Alimi  est doctorante en sociologie à l’UQAM et également chargée de cours à l’Institut de recherches féministes et au département de sociologie (UQAM).
Sa thése, portée par posture féministe décoloniale et antiraciste, s’intéresse à comprendre comment les corps alors considérés comme archives vivantes (Césaire), des héritièr-e-s de l’immigration nord-africaine de France,  peuvent être traversées par des mémoires de violences et de résistances collectives, familiales et individuelles. Se laissant traverser par la présence-absence des récits partagés par les principales-aux concerné-e-s et sa trajectoire personnelle, elle invoque une sociologie qui ose affronter ses fantômes (Gordon) en les érigeant comme matières sociologiques, afin de lui permettre d’identifier l’ancestralité des processus féministes décoloniaux contemporains.  À travers une méthodologie ancrée dans  la sociologie visuelle, notamment par l’entremise de la photo-élicitation, elle s’attache à développer une approche du corps « sans corps » ; c’est à dire sur une attention portée non pas uniquement sur les corps comme objet d’études visibles, mais  plutôt sur les discours et les représentations que les héritièr-e-s en livrent.