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Giovanni Princigalli a obtenu une maîtrise en sciences politiques – option histoire sociale à l’Université de Bari et une maîtrise en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Il a également étudié l’anthropologie visuelle à Paris. Il a écrit des articles pour les revues de sciences anthropologiques et sociales Lares et Rivista di Scienze Sociali, pour la revue d’histoire Nuova Resistenza Unita et au Québec pour la revue séquence cinéma. Il a enseigné le cinéma italien à McGill et le documentaire italien à l’UQAM. Ses films, tournés chez les Roms en Italie, chez les Italiens de Montréal et au Cameroun, ont rapporté des prix en France, Italie, Serbie et ils ont été présentés dans le cadre de festivals tels que: RIDM, Rendez-Vous du Cinéma Québécois, Vues d’Afrique, Film Festival of Society of Visual Anthropoloy, Festival du Film Pan Africain de Cannes, Guangzhou International Documentary Film Festival China, Cinema d’Ales, Écrans Noirs de Yaoundé, New York Gipsy Film Festival, The African Diaspora International Film Festival of New York, Festival de Cine Pobre Cuba, FIC Buenos Aires, et également par des musées à Berlin, Québec, Belgrade, Bucarest, et par les cinémathèques de Santiago du Chili, Bogotà, Montréal, Dakar, etc.

Présentement, il réalise quatre recherches:

La partisane des enfants

Giovanni mène des recherches sur la figure de sa tante qu’il n’a jamais connu. Elle s’appelait Anna Maria Princigalli, commandante partisane lors de la 2e guerre mondiale, pédagogue et dictatrice d’une communauté pour orphelins de guerre, où elle appliquait des méthodes qu’elle avait apprises avec les psychologues Henri Wallon et Jean Piaget. Elle était parmi les fondateurs des Convitti Rinascita (Collèges renaissance) ouvertes aux orphelins de guerre et aux partisans qui ne possédaient pas une formation scolaire. Ils s’agissaient d’écoles communautaires où les enfants et les étudiants participaient à leur gestion et organisation démocratique.

Il reconstruit l’histoire d’Anna Maria Princigalli à travers les souvenirs des derniers témoins: ses parents, les deniers partisans encore en vie et de qui à l’époque était un enfant ou un étudiant hébergé dans ces communautés – foyers, mais aussi à travers des lettres privées et des documents retrouvés dans des archives en Italie. Il rédigera des articles et il préparera une fiche, avec photos, témoignages et documents, pour le musée Casa della resistenza consacré à la conservation et la récupération de documents personnels et de témoignages sur les partisans qui ont combattu (comme sa tante) dans la Divisione Flaim qui opérait dans la province le Verbano-Cusio-Ossola, au nord-est du Piemonte. Cette histoire à la fois privée et orale, familiale et sociale, veut combler les lacunes et les vides de l’historiographie officielle.

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Les Roms roumains de Bari

La deuxième recherche est un film documentaire en post-production qui a été tourné dans une communauté de Rom de Roumains qui vivent depuis 20 ans dans un camp de baraques à la banlieue de la ville de Bari en Italie du Sud.   Il est retourné dans ce camp 17 ans après y avoir tourné son premier documentaire au titre « Japigia Gagi » en vivant pendant une année avec cette communauté.   Il raconte, dans un climat de forte xénophobie, d’intolérance envers les Roms et de la monté des mouvements néo fascistes,  le quotidien d’un couple  qui est candit dans une liste de gauche pour la municipalité et de leur fille, et des difficultés de cette dernière à joindre la rigide tradition machiste et son désir de liberté et émancipation.

Il a dédié aux Roms des articles (dont un sur l’holocauste des Roms lors de la 2eme guerre mondiale et plusieurs films.

http://www.herosfragiles.com/quadernigitani/

Les Italiens de Montréal

Il vient d’achever un film documentaire codirigé avec l’historien Bruno Ramirez, professeur de l’Université de Montréal. Ils racontent l’histoire passée et présente de trois hommes ainés italiens émigrés à Montréal dans les années 60 et qui ont fondés au Québec les sections des partis communistes et socialistes italiens, le syndicat italien de gauche CGIL et la FILEF, la Fédération Italienne des Travailleurs Émigrants et leurs Familles. Ils ont militaient également au sein de l’NPD, de la CSN et de la Caravane d’amitié Cuba – Québec. L’histoire politique et familiale de ces trois personnes est reconstruite à travers des entrevues, des photos et des documents personnels. Son intention est aussi celle de les aider à créer des archives qui porteront leurs noms et qui seront déposées auprès d’une institution muséale québécoise. Ces archives seront constituées par leurs anciennes cartes de membre de partit et de syndicat, de vielles photographies, de documents et de lettres.

Giovanni a déjà abordé à travers le cinéma et l’histoire orale la question de l’émigration italienne de Montréal, en réalisant le documentaire J’ai fait mon propre courage et en montant le documentaire de Paul Tana Souviens-toi de nous. Il est persuadé du fait que le cinéma documentaire et l’histoire orale peuvent se joindre sur un terrain fertile et dans une relation harmonieuse.

https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/jai-fait-mon-propre-courage-un-film-de-giovanni-princigalli

Recherche  de films pour le Centre d’histoire de Montréal

En fin, il est en train de rechercher pour le compte du Centre d’histoire de Montréal des documentaires sur le quotidien, les enjeux et l’histoire des immigrants à Montréal. Les films, accompagné par des articles,  seront diffusés gratuitement sur le portail du Centre d’histoire.

https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/

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